Hommage à Odile CHADEBECH Posté le 15/08/2018 - Par BUREAU Hommages

Odile CHADEBECH - -

Présidente d’honneur de l’ANACR du RHONE, 

RésistanteLieutenant FTPF-FFI

Forces Unies de la Jeunesse Patriotique (FUJP)

nous a quittés.


Ce lundi 13 août c’est avec une  immense tristesse que nous avons accompagné cette grande dame pour son dernier périple, elle avait 93 ans.

 

Dès 14 ans, en 1939, Odile Monin, à l’âge où les jeunes filles rêvent d’amour, s’engage.  Ses rêves à elle, sont faits de justice sociale, de liberté, de paix. Membre de la CGT interdite puis de la jeunesse communiste clandestine, au sein du Front uni de la jeunesse patriotique, elle agira comme agent de liaison de la Résistance au côté de Roger Pestourie. Sous le pseudonyme de Régine, la jeune Odile côtoie nombre de dirigeants éminents du combat clandestin contre l’occupant et les collaborateurs et effectue de nombreuses missions, comme celle qui le 9 Août 1944 la conduira vers le Pont de l’Ile Barbe où elle doit rencontrer quelqu’un. Il s’agit de Robert Giudicelli. Heureusement, du tram où elle se trouve, elle voit un attroupement et se doute de quelque chose, ne descend pas du tram, ce qui la sauve. Robert Giudicelli lui, sera arrêté torturé et finalement exécuté.

 

A la libération, Roger Pestourie  attestera qu’« Odile Réat, née Monin, alias Régine, a accompli toutes les missions aussi bien politiques que militaires dont elle était chargée en faisant des voyages fréquents et particulièrement risqués ».

 

Ses périples la mèneront de Villeurbanne à Vénissieux, où, maman de 5 enfants, elle sera particulièrement impliquée dans la vie locale, elle continue son combat pour la paix, présidente du Comité de l’ANACR de Vénissieux, témoignant auprès des élèves elle s’investit totalement  et ne compte pas son temps.  ensuite à St Maurice l'Exil, où devenue veuve, elle a retrouvé, longtemps après la guerre, Marcel Chadebech, alias commandant Carron dans le maquis de la haute Azergues, avec qui elle s’est remariée. 

 

 

 

 
 
 
 

Elle continue de 

s'investir dans la mémoire et notament celle des maquis de l'Azergues, où chaque année elle assiste à la cérémonie en mémoire de ces héros tombés au lieu dit Le Magat à Montchal.

 

 

en 2014, répondant à un enseignant qui lui demandait que souhaitait-elle transmettre aux enfants ? 

Odile à laissé ce message :  “Soyez vigilants. L’époque que nous vivons rappelle en beaucoup de points le contexte de crise d’avant 1939. N’écoutez pas les sornettes des sirènes”

 

“Avec Odile, nous perdons un témoin important de cette période et des combats qui ont permis de construire notre société d’aujourd’hui, souligne  Roger Gay, président départemental de l’ANACR. Vigilante, Odile était de tous les combats pour que les acquis de la Résistance et du programme du CNR ne soient pas remis en cause. Elle n’a jamais cessé de s’engager pour les droits de l’homme, la liberté, la démocratie, la paix… et contre toutes les résurgences des idées nazies et fascistes.”

 

.Nous avons eu la chance de cotoyer pour un temps cette femme admirable, mére, grand mère, arrière grand-mère, femme combattante, de caractère,  qui savait etre si humaine et qui croyait à un idéal de paix pour tous les peuples. Nous ne l'oublierons pas.

 

 

 

 

 



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