Marcel DEGLIAME (FOUCHE)

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Fouché - Dormoy
Marcel Degliame est né le 23 décembre 1912.
Jeune ouvrier bonnetier à Troyes puis à Paris, il va prendre des responsabilités à la Fédération CGTU du textile et adhérer en 1928 au Parti communiste.
En 1938, il sera emprisonné en octobre-novembre pour avoir organisé des grèves.
Mobilisé en septembre 1939, il est fait prisonnier le 18 juin 1940 et est interné en Allemagne. Il s'évade en septembre 1940, mais est repris. Conduit au Stalag IV C dans les Sudètes, il parvient à s'en évader en mars 1941 pour, après avoir traversé l'Europe centrale et la Turquie, rejoindre la Syrie où il est
enrôlé dans l'armée du général Dentz qui fait allégeance à Vichy.
Hospitalisé à Beyrouth, il rejoint les Forces françaises libres {FFL) après la campagne de Syrie.
Envoyé en France sur sa demande pour organiser la Résistance dans les milieux syndicaux, il arrive à Marseille en août 1941 et prend contact avec le Mouvement de libération nationale fondé par Henri Frenay, le futur «Combat" dont, après avoir rencontré Frenay à Lyon, Marcel Degliame deviendra l'un des plus importants responsables.
Arrêté à Draguignan à l'été 1942, il réussit à s'échapper. S'installant à Lyon, il participe à l'édition du journal Combat et fonde, à la demande d'Henri Frenay, I' .. Action ouvrière" de Combat, dont le but est d'organiser des opérations de sabotage dans les usines travaillant pour les Allemands. En 1943, il conservera la même fonction au sein des Mouvements unis de Résistance (MUR) puis, en 1944, dans le Mouvement de Libération nationale (MLN) qui succède aux MUR. Sous sa direction, l'Action ouvrière se développe d'abord en zone sud avélnt de s'étendre. Il remplace au CNR Claude Bourdet, arrêté en mars 1944 et déporté, et s'affirme partisan de l'action immédiate et de la lutte armée.
Chef national des Corps francs de la Libération (CFL), il est désigné par le Comac délégué général des FFI pour la zone sud. Au printemps 1944, depuis Londres, le général Koenig lui confère le grade de Lieutenant-colonel, et son action s'articule en harmonie avec le délégué militaire Zone sud du CFLN,
Maurice Bourgès-Maunoury. Il aura sous sa responsabilité les opérations militaires qui conduiront à la libération de Lyon le 3 septembre 1944.
A la Libération, il est nommé à l'Assemblée consultative provisoire, et secrétaire de sa Commission de la Défense, ce qui le conduit à s'occuper de l'intégration des FFI dans la 1re Armée. Il sera jusqu'en 1948 gouverneur
militaire du district de Constance en zone d'occupation française en Allemagne.
Décédé le 7 septembre 1989, il avait été fait Compagnon de la Libération le 18 janvier 1946. Membre du Comté d'Honneur de I'ANACR de 1954 à 1956, il était Officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre du Mérite, Médaillé de la Résistance et CVR.


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