Joël LE TAG

Le Vigan, Overcloud, Joël Coussen, Joe, Granville.

Joël Le Tac est né le 15 février 1918 à Paris dans une famille d'instituteurs.
Etudiant en droit, il est mobilisé le 16 septembre 1939.
Muté sur sa demande dans l'infanterie, il est versé au peloton d'aspirant
réserve d'infanterie à Vincennes. Replié  dans les Landes, il refuse l'armistice

et se rend, à Saint-Jean-de-Luz. Le 24 juin, il embarque sur le Baron Nairn qui évacue des troupes pmolonaises vers l'Angleterre .

Arrivé à Liverpool, il s'engage dans les Forces Françaises Libres et est nommé sergent instructeur au camp de jeunesse de la France libre à Brynbach, il participe en octobre 1940 à la création Il ne de la première compagnie de la première compagniel d'infanterie de l'air .
Ayant passé le brevet de parachutiste  en décembre 1940 près de Londres  puis en Ecosse Il est parachuté le 15 mars 1941 près de Vannes, pour la première opération"Action"  en France occupée.
Resté en France, il retrouve à Paris son frère Yves qui l'accompagne en Bretagne pour  récupérer des armes.
Joel Le Tag rejoint une seconde équipe parachutée en mai 1941, chargée
notamment de la destruction de l'usine électrique de Pessac en Gironde, puis passe en zone Sud où, avec Yves, il prend d'importants contacts avec ce qui deviendra La Résistance intérieure ; en particulier avec l'ororganisation Liberté" de François de Menthon, Georges Bidault  et Pierre-Henri Teitgen.
Il regagne  l'Angleterre par l'Espagne et le Porugal en août 1941. Après une période d'entraînement, Joël Le Tag, promu sous-lieutenant, est déposé à la  pointe du Finistère dans la nuit du 13 au 14 octobre 1941 pour organiser le premier réseau-action en  zone occupée : le réseau "Overcloud en Bretagne. Il organise les premiers parachutages d'armes et de matériels en zone nord, en novembre et et décembre 1941. Il prépare l'embarquement, dans la villa de ses parents, à Saint-Pabu près de Brest, d'agents de la Résistance, notamment , Fred Scamaroni - et des services spéciaux, et rejoint de nouveau l'Angleterre par vedette rapide avec son frère le 6 janvier 1942.
Il revient en France par voie maritime le 25 janvier 1942, mais une partie de son réseau ayant été détriot pendant  son absence, il est arrêté dans une souricière tendue le 5 février 1942 à Rennes par la police militaire  allemande. Transféré de la prison d'Angers à Fresnes, Joël Le Tac y reste jusqu'en jullet 1943 avant d'être envoyé au camp du Struthof en Alsace  comme déporté NN (Nacht und Nebel). Il y restera jusqu'à l'évacuation de septembre 1944, en raison de l'avancée des troupes alliées.
Il est alors successivement transféré à Dachau puis Neuengamme, et enfin à Gross Rosen, en Silésie. Evacué devant l'avancée russe par le fameux "Convoi de la mort" en janvier 1945, il est le seuil survivant de son wagon de 1 00 personnes.
Il sera libéré à Bergen-Belsen le 18 avril1945.
Fait Compagnon de la Libération le 17 novembre
1945, il était Grand Officier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre 1939-45, Médaillé de la Résistance.

Il fut membre du Comité d'Honneur
de l'ANACR de 1978 à son décès le 8 octobre 2005.


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