Henri MANHES


Frédéric


Henri Manhès est né le 9 juin 1889 à Etampes (Seine-et-Oise), de parents
horlogers.
Mobilisé le 2 août 1914,volontaire pour le front, il est blessé à deux reprises
et termine la Guerre commandant de compagnie avec le grade de lieutenant.
Militant syndical, il est par ailleurs membre des Croix de feu et franc-maçon.
En Espagne en 1936, il assiste aux débuts de la Guerre civile et, à son retour en France, entre dans l'équipe de Pierre Got, ministre de l'Air u gouvernement de Front populaire. Il y fait la connaissance de Jean Moulin, directeur du
cabinet civil.
Henri Manhès cherche à s'engager dans l'Armée de l'Air, et est admis 1"' novembre 1937 à servir en situation d'activité dans l'Armée de l'Air. Commandant d'unité à la Base aérienne de Villacoublay, puis à la Base aérienne de Saint-Cyr, il est promu au grade de commandant le 15 juin 1939.
Dès la déclaration de guerre, il organise la défense de la Base et de la région. La France occupée,
Mahnès s'affilie bientôt à "Ceux de la Libération" créé en zone occupée à la fin de l'année 1940 par Maurice Ripoche, et signe son engagement dans les Forces françaises libres au début du mois d'avril1 941 sous le nom de Frédéric Monceau avec le grade de lieutenant-colonel.

Dès le retour en France de Jean Moulin, en janvier 1942, il travaille à ses côtés en qualité d'adjoint à l'organisation de la résistance française en zone Sud, puis aussi en Zone Nord.
Le 1"' juin 1942, il est promu au grade de colonel dans les FFL.
Au même moment, il crée un réseau d'action, de renseignements et d'évasion qui prend pour nom son second prénom (et pseudonyme) et
devient le réseau "Frédéric" des FFC. Le 27 janvier 1943, il part pour Londres où il est nommé délégué du Comité national français (CNF) pour
la zone occupée.
De retour en France le 14 février, il est arrêté par les Brigades spéciales à Paris, le 3 mars 1943.Transféré à la Police allemande le 5 avril 1943, il est incarcéré au Cherche-midi, puis à Fresnes. Après 10 mois d'interrogatoires, il est déporté à Buchenwald où il parvient le 24 janvier 1944.
Jusqu'à sa libération le 11 avril1 945, mandaté par ses camarades, il crée le Comité des intérêts français et des groupes d'autodéfense rassemblés sous le titre générique de "Brigade française d'Action libératrice", dont le but était,
le moment venu, d'entrer en lutte avec les SS pour  s'opposer à l'extermination des Français. Par cette action particulièrement courageuse
et dangereuse, il risqua à tout moment la mort.
A retour de déportation, il crée, en octobre 1945 avec  Marcel Paul, rencontré à Buchenwald, la Fédération nationale des Déportés et Internés  Résistants et Patriotes (FNDIRP).
Fait Compagon de la Ubération le 19 octobre 1945, il était Commandeur de la Légion d'Honneur,
Croix de Guerre 14/18 et 39/45, Médaillé de la Résistance, Croix du C.V.R.
Il fut membre du Comité d'Honneur de I'ANACR de1 954 à son décès le 24 juin 1959.


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