Henry SIMON

 

(Lebrun, Lenoit; Sunt, Huitton)

C'est dans la famille d'un receveur-buraliste de  Côte-d'Or que,  le 25  septembre 1896, naquit à Dijon  Henry Simon.

A l'issue de  ses études secondaires au lycée Carnot de Dijon, il devient inspecteur des contributions directes de la ville.

Mobilisé lors de la 1re Guerre mondiale et envoyé au front en avril 1917, il est blessé le 28 octobre  à Bruyères (Vosges) par un éclat d'obus à la tête de sa section lors de l'assaut  contre  une position ennemie ; il sera  à nouveau blessé en  mai  1918  à Branges (Aisne), et gazé le 3 octobre 1918. Il terminera la Guerre comme  sous-lieu­ tenant, chevalier  de la Légion  d'honneur, Croix de Guerre 14-18 et Croix du  

Com­battant 14-18.

Reprenant en septembre 1919 sa vie professionnelle, il devient contrôleur des contributions directes et, ayant repris des études, il devient docteur ès sciences éco­ nomiques de  la faculté  de Grenoble  en 1929.

Membre du Parti communiste, capitaine de réserve, il n'est pas mobilisé en 1939 et est affecté spécial du fait de ses fonctions administratives au Ministère des Finances. Dès  le  mois d'août  1940, reprenant contact  avec  des camarades, il entre en Résistance. Sa spécialisation en géodésie et topographie lui permettra de recueillir de précieux  renseignements. Organisateur du Front National pour la li­bération  et l'indépendance de la France dans les Bouches-du-Rhône, il en devient le responsable départemental sous l'auto­rité de Georges Marrane.

Début  1943, il se voit confier  par l'état­ major FTPF-Zone Sud un rôle de conseiller militaire, puis en juillet de chef régional FTPF pour la Région de Marseille. Chef ré­ gional-adjoint des  F.F.I  formées début 1944, il en devient en juillet, après les arrestations successives de «Levallois» (Ro­ bert Rossi) et «Turpin» (Jacques  Renard), chef régional pour la R2.

Refusant malgré le danger de quitter la Région  comme l'en  pressent ses supérieurs, il y reste en préparer la libération avec l'insurrection de  Marseille. Du 18 au 27 août 1944, en liaison avec les troupes franco-américaines débarquées le 15 août sur la côte  varoise,  il dirige  personnelle­ ment les combats de la libération de Mar­ seille et de ses environs ; puis après la Li­bération,  organisant  l'intégration des FFI dans l'armée régulière, il assure le maintien de l'ordre dans la ville.

Promu colonel en septembre 1945 et fait Compagnon de la Libération le 17 novembre 1945, Henri Simon, ayant  repris  son activité professionnelle jusqu'en 1963, est décédé le 9 juin 1987. Il était commandeur de la Légion d'Honneur,  Croix du CVR et titulaire d'autres décorations françaises et étrangères.

 

 


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