Lazare PYTKOWICZ

 (PICOT) Petit Louis, Louis Picot


Lazare Pytkowicz est né le 29 février 1928 à Paris.
Son père était ébéniste.
Au moment de l'armistice,Lazare Pytkowicz a 12 ans et vit avec sa famille à
Paris. Très vite, il aide son frère et une de ses soeurs aînés qui distribuent des tracts et de petits journaux anti-allemands ; l'ensemble de la famille participe aux activités de propagande anti allemande.
Au printemps 1942, son frère et une de ses soeurs sont arrêtés et condamnés à la prison à vie par le tribunal militaire allemand de la rue Boissy d'Anglas.
Avec le reste de sa famille, Lazare est arrêté à son tour le 16 juillet 19421ors de la rafle du Vel 'd'Hiv'.
Avec l'autorisation de son père, profitant d'une bousculade et ayant arraché son étoile jaune, Lazare parvient à s'échapper du Vélodrome.
Il demeure quelques temps chez des amis à Paris puis, avec M. Etienne Moulin, l'oncle d'un de ses amis de classe, membre de la Résistance et qui
lui fait faire de faux papiers, il quitte la capitale fin 1942 dans le but de gagner l'Algérie.

A Lyon, Etienne Moulin est arrêté ; des membres de son réseau de résistance le préviennent et lui annoncent qu'il va être "mis au vert" et installé à la campagne.Il refuse, et «Petit Louis•• devient agent de liaison des groupes francs des M.U.R. en janvier 1943, alors qu'il n'a pas quinze ans.

Fin juin 1943, il est chargé d'entrer en contact avec la femme d'un geôlier du Fort Montluc où sont internés Jean Moulin et les résistants arrêtés à Caluire pour essayer de connaître leurs entrées et sorties de la prison.
Le 24 octobre 1943, Petit Louis est arrêté par la Gestapo sur le pont de la Guillotière à Lyon. Interrogé, il réussit à induire en erreur les inspecteurs
qui le questionnent et se fait conduire par eux à un faux rendez-vous nocturne d'où il parvient à tromper leur surveillance et à s'échapper malgré les coups de feu qui lui sont destinés.
Immédiatement il se remet en contact avec son groupe et reprend son activité.
Mais, trop connu à Lyon, il est "brûlé" et envoyé à Paris comme agent de liaison des groupes francs du Mouvement de Libération nationale (MLN), nouvelle appellation des MUR, que commande Ravanel et récemment installés à Paris.
Le 27 janvier 1944, Porte Dorée à Paris, il est arrêté une troisième fois par la Milice dans le cadre des arrestations concernant un complot ourdi contre Darnand. Il est transféré successivement de Paris à Lyon, Vichy et Moulins sous la responsabilité de la Milice. Il est ensuite remis entre les mains de la Gestapo.
En juillet 1944, les Allemands, devant l'avance rapide des Alliés, décident de transférer les prisonniers de Moulins à Paris avant de les déporter en Allemagne. A la gare de Lyon, le 14 ju illet, au moment de sa déportation, il parvient une nouvelle fois à s'échapper en se noyant dans le flot des
voyageurs.
Fait Compagnon de la Ubération le 17 novembre 1945, il était Commandeur de la Légion d'Honneur,
Croix du Combattant 39/45 et Croix du Combattant Volontaire de la Résistance.
Entré au Conseil National de I'ANACR en 1960, il en resta membre jusqu'à son décès le 12 octobre 2004.

 


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