Vancia

 

 à Vancia, (Vancia situé entre l'Ain et le Rhône a longtemps dépendu de Miribel avant d'être rattaché à Rillieux-la-Pape). il s’avère que les Groupes Francs de « Libération-Sud, 5ème Bureau de l’Armée Secrète disposaient de l’ancienne cure, régulièrement occupée par les clandestins recherchés à leur domicile ou par des agents de passage.

Elle servait également de stockage de matériel, d’armes en particulier. On n’en parlait pas, on ne savait pas si c’était le Maquis ou du marché noir, les Groupes locaux de la Résistance en ignoraient cette présence.

C’est donc à la suite d’une dénonciation que ces résistants dont les noms figurent sur cette plaque symbolique furent arrêtés par la milice de Darnand, Ministre de l’intérieur de Pétain, à la suite d’une héroïque résistance la nuit du 18 au 19 février 1944, à tel point  que cette action s’est terminée dans la matinée du 19 février 1944 alors que les assiégés n’avaient plus de munitions. 

…….Boeglin Roland, Bonavent Louis, Del Pero Sergio, Granger Jacques, Lhopital René, Mondy Jean, Tardy Marcel, Tuocci Enzo, à l’exception de Pondi Jean qui, après s’être évadé a été repris et exécuté le 20 juin 1944 à Tassin, furent condamnés à mort après avoir été traduits devant une cour martiale siégeant à la prison Saint-Paul à Lyon, et passés par les armes au fort de la Duchère le 19 février 1944 avec 3 autres résistants, Jean-Claude Chevailler, Claude Point et Jean-Baptiste Masurat.

 

Les partisans pris sont amenés à «l‘Alcazar » 51 « Montée du chemin neuf », (fief de la Franc-Garde de la Milice )et sont torturés. Jean Rolland ( celui qui a dirigé l’attaque du boul. des Hirondelles) réussit à se sauver avec les menottes.
Guy Bernard tente de se sauver et est abattu.

Transportés au fort de la Duchère  10 Résistants après un simulacre de procès dirigé par le juge Boiron qui porte une cagoule, sont fusillés par les GMR (Garde Mobile de Réserve).

Pour l’histoire, ces condamnés à mort ont marché bravement jusqu’au poteau en chantant la Marseillaise et l’Internationale.
Le garde Roland Hételle refuse de tirer. Il est tout de suite condamné à 18 mois de prison. Les autres gardes tremblent où tirent à coté de la cible. Les Résistants ne sont que blessés. Il faut les achever au pistolet.

À la libération, l’Intendant de police de Lyon Cussonac et le juge Boiron seront fusillés

 

Chaque année, une cérémonie a lieu au fort de la Duchère en présence des autorités civiles, militaires, associations, Résistants en souvenir du sacrifice de ces hommes de l’ombre qui présentaient dans leur extrême diversité, la volonté d’agir contre l’oppresseur, la conscience d’appartenir à un même front, d’être compagnons d’armes, l

 

C'est le 3 Mars 2008, quà l'initiative de l'ANACR une plaque portant le nom de ces héros a été dévoilée à l'emplacement de la cure.


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