CONGRES NATIONAL de Brive la Gaillarde

UN TRES GRAND CONGRES  :

Le Rhône est bien représenté puisque ce sont 8 délégués qui y sont présents, emmenés par Roger Gaget, président d'honneur et Roger Gay président du Comité Départemental avec 3 drapeaux.

 

3 jours de travaux  consacrés aux droits des Résistants, à l'orientation de l'Assocation,  à la mémoire à l'histoire et à la refonte des statuts.

A la tribune  du congrès entre autres  : Cécile Rol Tanguy, Louis Cortot, compagnon de la libération et les personnalités de la ville et de la Corrèze. Les diverses interventions sont de la plus haute qualité, Mr le Maire de Brive, le représentant du Conseil général, du préfet, de l'Ufac et la présence de Mr kadif, secretaire d'état aux anciens combattants font de cette journée d'ouverture un grand moment.

 

 
 

 

lrapport  moral présenté par Jaques Varin met l'accent sur, d'une part l'importance du plaralisme de notre  Association mais surtout sur le danger que représente la montée de l'extrème droite dans tous les pays d'Europe. 

 

 

 

 

 

 

 

 

c'est sou la pluie qu 'une cérémonie d’hommage aux Résistants et martyrs morts pour la France et la libe

rté se déroule au champ des Martyrs à Tulle. Plus de 40 porte-drapeaux étaient répartis sur le site où sont inhumés les 99 "pendus de Tulle" en présence de Mr Kader Arif , d'un détachement du 126ème Régiment d’Infanterie basé à Brive,  

de Sophie Dessus, députée de la Corrèze, et des membres de l'ANACR.

 

le congrès est reçu au conseil général ce qui cloture cette journée d'ouverture.

 

 

 

 

 

 

le samedi les commissions sont au travail les résolutions suivantes sont adoptées :


MONDE COMBATTANT, DROITS DES RESISTANTS


Réuni à Brive-la-Gaillarde les 10, 11 et 12 octobre 2014, le Congrès National de I'ANACR
Renouvelle sa solidarité envers l'ensemble du « Monde Combattant» qui, pour la défense de ses valeurs et des intérêts matériels et moraux de ses ressortissants a
 un besoin impératif d'union.

Exprime son accord avec les résolutions adoptées par l'Assemblée générale de I'UFAC des
8 et 9 octobre 2014.
Condamne les tentatives de remise en cause des principes du droit à réparation, droit
imprescriptible applicable à tous les anciens Combattants, dont les Combattants de la
Résistance et à leurs ayants cause.
Condamne la remise en cause dans un rapport officiel du Sénat les « indemnisations servies aux orphelins de la déportation et victimes de spoliations nazies et aux victimes d'actes de barbarie durant la deuxième guerre mondiale».
Invite les comités locaux et départementaux de I'ANACR à s'adresser à leurs 

parlementaires
pour la défense du droit à réparation auquel I'ANACR d
emeure indéfectiblement attachée,

comme elle reste attachée aux organismes chargés de l'appliquer, en premier lieu l'

Office
National des Anciens Combattants et des Victimes dé Guerre : I'ONAC et ses services
départementaux.

Demande avec force que la Légion d'Honneur soit attribuée au plus tôt aux anciens
Combattants de la Résistance avant leur totale disparition, Combattants de la Résis

tance qui ont combattu pour la Libération de la France, pour la liberté, pour le rétablisse

ment de la démocratie et de la République.

 

BESOIN DE MEMOIRE ET DE VIGILANCE,TRAVAIL DE MEMOIRE ET D'HISTOIRE


L' ANACR, réunie en congrès à Brive-la-Gaillarde, du 10 au 12 octobre 2014,
réaffirme la mission de notre association de transmettre, à travers la mémoire et 1 ' histoire de la Résistance, les valeurs portées par les Résistants pendant la période de la Seconde Guerre mondiale, exprimées en particulier dans le programme du Conseil National de la Résistance (CNR).


Pour cela, elle se fixe les objectifs suivants :
• Affirmer la nécessité :
- d'un enseignement renforcé de l'histoire de la Résistance dans les programmes de l 'Education nationale, à tous les niveaux et cycles d'enseignement, d'une cohérence des programmes respectant une chronologie rigoureuse, permettant ainsi aux élèves de mieux appréhender le contexte et l'importance historique de la Résistance,
- de s'engager pour pérenniser le Concours National de la Résistance et de la Déportation dans les collèges et les lycées, étendre ce concours aux classes du premier degré en accord avec les directions académiques de l'Education nationale,
- de faire reconnaître, par l 'Education nationale, la légitimité des Ami( e 
)s de la Résistance comme passeurs de mémoire,

- de mettre en place un site Internet vivant au plan national, ouvrant à tous, les objectifs de notre Association, les valeurs qu'elle défend et les actions menées à travers ses différents comités départementaux et locaux,
- de trouver d'autres formes d'expression (notamment théâtre, films documentaires, arts plastiques) susceptibles d'être plus accessibles aux jeunes générations,

- de mener, outre les interventions en milieu scolaire, des actions en
direction de différents milieux (foyers ruraux, de jeunes travailleurs,
bibliothèques, centres culturels, établissements pénitentiaires, ... )

• Rester vigilants face à la résurgence du fascisme sous toutes ses formes, au
négationnisme, aux falsifications de l'histoire de la Résistance, en utilisant tous les supports de communication,
- Dénoncer les dérives et les interprétations frauduleuses du vocabul
aire, 
(bien distinguer Relève et Service du Travail Obligatoire [STO], parler d'épuration spontanée plutôt que sauvage pendant la période des combats, ... )

- Dénoncer l 'instrumentalisation des dates, personnalités, textes de la Résistance à des fins politiciennes (notamment par les élus de la Ligue du Sud et du Front National)
- Rappeler les réalités historiques du fascisme, ses causes, ses effe
ts et ses 
prolongements actuels possibles.

- Veiller à la non-inscription, sur les monuments aux morts, du nom des collaborateurs, miliciens prétendument morts pour la France.
- Sauvegarder et valoriser le patrimoine de la Résistance (témoignages,
plaques, stèles, monuments, ... )

- par la permanence des commémorations patriotiques associant  toutes les générations en particulier les enfants des écoles

- par l'organisation ou la proposition de circuits de mémoire de la Résistance, notamment auprès de la commission Mémoire de l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de guerre (ONACVG) et/ou dans le cadre des Journées du Patrimoine
- par l'organisation de voyages intergénérationnels sur différents lieux de mémoire (camps de maquis reconstitués, camps de concentration et d'extermination notamment)
• Veiller à ce que notre association conserve toute sa place et puisse s'exprimer
lors de la commémoration de la Journée Nationale de la Résistance le 27 mai.


Pour cela, elle propose :
- la création d'un groupe de réflexion au sein de la direction nationale, s'appuyant
sur des volontaires issus des comités départementaux et locaux, en vue de l'actualisation du site Internet national de l'ANACR afin qu'il devienne un véritable outil de communication, notamment en direction des jeunes générations,
- la création d'un groupe de réflexion au sein de la direction nationale sur la nécessité de recruter de nouveaux adhérents parmi les jeunes générations afin que soit assurée la pérennité de notre association,
-le rapprochement de l' APHG (Association des Professeurs d'HistoireGéographie)
afin d'échanger nos points de vue sur la place de l'enseignement de l'histoire de la Résistance et envisager une démarche commune auprès du Ministère de l'Education nationale.
Ainsi, la commission Mémoire et Histoire (qui a travaillé dans une ambiance
fraternelle et constructive) espère avoir apporté sa pierre au travail de mémoire mené en direction des jeunes générations afin d'en faire des citoyens responsables aspirant à une société plus juste, plus humaine et en paix.

 

 

l

 

Mr Louis Cortot, Président de l'ANACR, Compagnon de la Libération, entouré des personnalités de la ville, rend hommage aux morts devant la stèle commémorative 1939-1945 de Brive la Gaillarde

 

La journée se termine par 'une réception salle Georges Brassens, offerte par la mairie.

 

 

 

 

 

Résolution générale du congrès

Approuvant le rapport moral du bureau national sortant, appelant à poursuivre le combat des Résistants  contre le fascisme, les délégués de l’ANACR réunis à Brive la gaillarde les 10, 11 et 12 octobre 2014, expriment leur inquiétude face à la montée de l’extrême droite, que concrétisent les récents scrutins tant en France que dans les autres pays européens, l’amenant aux portes du pouvoir, voire même  la conduisant à y participer. Cette progression s’accompagne du développement préoccupant des manifestations parfois violentes, voire meurtrières du racisme à l’égard des émigrés à l’encontre desquels des mesures discriminatoires sont fréquemment prises en faisant des boucs émissaires des maux que connait notre société. 2013 a été l’année anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance, 2014 celles des 70e anniversaires de la publication du programme du CNR et de la libération de la France. L’année 2015 sera celle du 70e anniversaire de la victoire sur le nazisme et le fascisme japonais.

Se félicitant que les  célébrations des 70e anniversaires des débarquements de Normandie et de Provence et de l’insurrection nationale aient souligné le rôle de la Résistance dans la libération de la France, ce qui est le résultat des luttes menées par le respect de la réalité historique. Les participants au Congrès de l’ANACR constatent cependant que 70 ans après ces évènements majeurs pour l’histoire de la France et du monde, nous sommes fort loin des aspirations et des espérances des peuples dont la lutte permit de terrasser la bête immonde

Ces aspirations et ces espérances c’était d’un monde en paix, celles d’une société humaniste, démocratique et solidaire dans laquelle l’intérêt général primerait sur les intérêts particuliers, ce qu’exprima en France le programme du CNR. Or, le monde contemporain connait les guerres. Notre pays s’est à plusieurs reprises trouvé, et se trouve impliqué dans plusieurs d’entre elles. Notre société connait le racisme et la xénophobie. L’aggravation des exclusions et des discriminations. La solidarité a dramatiquement reculé. Les intérêts particuliers ont pris le pas sur l’intérêt général.

C’est dans ce contexte que l’on constate, s’appuyant sur une méconnaissance grandissante de l’histoire par de larges couches de la population, à mesure que s’éloigne la période de la guerre, de l’occupation et de la Résistance, un regain des idéologies que l’on aurait pu croire définitivement vaincues en 1945, s’accompagnant d’une démarche de réhabilitation des régimes qui s’en inspirent, en France du régime collaborateur de Vichy, accompagné de calomnies à l’encontre de la Résistance. Pire, les idées racistes , autoritaires, anti-démocratiques sont parfois diffusées dans des formes dangereuses, au-delà de l’extrême droite, dans d’autres formations politiques, pire encore, dans de larges couches de la population. Cela montre, s’il en était besoin, la nécessité de transmettre en premier lieu aux jeunes générations, la connaissance de ce qu’a à été la réalité monstrueuse du fascisme, lorsqu’il a été au pouvoir du début des années 1920 à 1945 de ce à quoi ont mené durant cette période les atteintes à la démocratie et les discriminations racistes, la misère sociale conduisant nombre de ceux aussi qui en furent victimes à porter une oreille attentive aux démagogues.

Ca montre la nécessité d’être vigilants à l’égard du négationnisme et des falsificateurs et de toutes tentatives d’exonération du fascisme et de ses crimes. Cela montre surtout la nécessité de transmettre la mémoire des combats de ceux qui s’opposèrent au fascisme, souvent dès avant-guerre, de ceux que l’histoire a appelé les Résistants et qui contribuèrent puissamment à l’abattre, de transmettre les valeurs qui les motivèrent et qu’exprime le programme du CNR, dont la mise en œuvre à la libération des mesures qu’il préconisait permit des avancées démocratiques, économiques et sociales, qui, malgré les remises en cause qui interviennent très tôt, reste encore aujourd’hui dans de nombreux domaines des acquis à défendre. Le programme du CNR, que l’ANACR vient de rééditer et qu’il convient de largement diffuser.

Les participants au congrès réunis à Brives la Gaillarde affirment leur volonté de poursuivre aux cotés des Résistants présents parmi eux, le combat que ceux-ci n’ont cessé de mener depuis leur engagement dans la Résistance, le combat contre le fascisme, avec la volonté de rassembler, à l’exemple de la Résistance, toutes celles et ceux qui au-delà de leurs opinions et engagements particuliers entendent s’unir pour en écarter en premier lieu dans notre pays, la menace. Cette volonté de rassemblement a permis à l’ANACR de devenir la plus grande association d’anciennes et anciens Résistants, la seule gardant une existence réelle et qui grâce aux amis de la Résistance c’est donné un avenir, et l’avenir aura comme le présent besoin de l’ANACR.

 

 

la journée de clôture a été surtout occupée par la lecture et la discussion animée des articles modifiés des statuts de l'Association proposés par la commission composée de 27 délégués, qui seront finalement adoptés à une très large majorité.

après le vote pour élire le nouveau bureau et les membres du Conseil national, le discours de cloture de Louis Cortot , très applaudi,

les chorales entonnent Le Chant des Maquis, le Chant des partisans et La Marseillaise écoutés et repris en choeur par l'ensemble du congrès.

Madame Cécile Rol Tanguy, debout pour écouter le Chant des Partisans

 


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