A Lire

"Swing à Berlin" Christophe Lambert (Bayard Jeunesse)

Berlin, automne 1942. L'Allemagne s'enlise dans la guerre.

Pour redonner le moral à la population, Joseph Goebbels, ministre de la propagande, autorise la diffusion sur les ondes nationales de « musiques de danse fortement rythmées ». Sous le régime nazi, pas question de parler et de pratiquer le jazz, la musique des noirs américains. Goebbels décide la création d'un groupe qui valoriserait les thèses aryennes. Il charge donc son subordonné, Müller, et un vieux pianiste, autrefois réputé, de recruter de jeunes musiciens. Les deux hommes sillonnent le pays en guerre pour dénicher de nouveaux talents. Inspiré de faits historiques réels, ce roman passionnant traite un sujet original : le sort des musiciens de jazz sous le IIIe Reich. Nous suivons la formation de ces différents artistes venus des quatre coins de l'Allemagne et leur entrée progressive dans la résistance « musicale » et politique.

 

Un bon livre de litérature jeunesse qui permet d'aborder de nombreux sujets :       
Le Régime nazi, l'influence des jeunesses hitlériennes, la déportation, le génocide, le sort des indésirables tsiganes, handicapés, la Résistance allemande, ...

Ce livre pourrait sevir de base à un travail scolaire conjoint avec un professeur defrançais, un professeur d'histoire et pourquoi pas un professeur de musique.

 

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"Cent poème de la Résistance"
Par Alain Guérin
Dans la France de 1940 à 1945 on sait que la Résistance à l'occupant a utilisé toutes les armes possibles. Et de penser bien sûr ou saboteurs, aux maquisards etc... mais il est une arme qu'on oublie souvent, car elle semble inattendue, c’est la poésie, la poésie de la Résistance.
Les 47 auteurs présentés dans ce livre ne prétendent pas à l'exhaustivité, mais ils offrent une image forte de ce que fut un véritable phénomène littéraire. Des assassinés Roberts Desnos  et Max Jacob, aux futurs académiciens Joseph kessel et Maurice Druon, des communistes Paul Eluard et Louis Aragon aux catholiques Loys Masson et Pierre Emmanuel, des déportés Jean Cayrol et Maurice Honel, aux maquisards René Char et Jean Marsenac , de Madeleine Riffaud à Edith Thomas, de Marianne Cohn à Lise Deharme, des plus célèbres  aux  plus oubliés, tous  et toutes témoignent dans ce recueil exceptionnel de la force et de la diversité des poètes de la Résistance.
Et jamais, sans doute, la poésie ne fut plus efficace... Une efficacité bien comprise par les généraux alliés puisque certains poèmes parvenus à Londres furent édités et renvoyés en France occupée dans des containers, parachutés avec armes, plastic ou billets de banque.
L'écrivain Jean Dutour en témoigne : "on n' imagine pas aujourd'hui en 2003 ce qu'avait représenté Aragon en 1943 pour les jeunes Résistants de mon genre. Par la seule vertu de ces poèmes, la France était soudain débarrassée de sa honte"
Max Paul Fouchet écrivait : "la poésie était notre maquis... La petite flûte vers laquelle, parmi le fracas des bombes et les cris des suppliciés, tant de gens tendaient l'oreille"
Plus qu'une anthologie : un florilège de la beauté combattante.   


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