Jean Nallit

Le bulletin Officiel de la Ville de Lyon Rend hommage à JEAN NALLIT

Ancien Résistant et ancien Déporté

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En 1940, Jean, né dans le sixième arrondissement de Lyon, rejoint en effet le réseau de résistance :«Charrette» puis, sous la direction de Michel Caillot,
 il prend alors la responsabilité de la réalisation et de la mise à disposition des faux papiers.

 Le groupe de Jean Nallit fait  réaliser des faux timbres, fidèles trait pour trait aux
timbres de l'époque mais remplaçant l'effigie de Pétain par celle du Général de Gaulle.

Jean prend une part de plus en plus active dans la Résistance et s'implique petit à petit dans des opérations armées. Comme il l'écrit dans son livre :  « Très vite la Résistance ne se
limite plus à l'activité de renseignements et fait preuve d'imagination pour préparer des actions armées d'envergure ».

 Jean participe ainsi à la lutte contre l'occupant nazi. La diversité des actes de résistance (tracts, sabotages, coups de mains, etc.) impose une rigueur et une maturité exemplaire. 

Parmi ses nombreuses missions, Jean fait donc réaliser des centaines de fausses cartes d'identité, faux certificats de travail, et divers faux papiers permettant de sauver des camps de la mort de nombreuses personnes. C'est pourtant lui qui, en 1944 et envoyé dans l'enfer de Buchenwald après avoir été dénoncé.

Après plus de deux jours coincé dans un wagons à bestiaux sans eau ni alimentation, Jean rejoint l'inimaginable, le comble de l'horreur et de la cruauté humaine dans cet univers concentrationnaire ou sa volonté de survivre : " jour après jour, est mise à rude épreuve. Malgré les privations,  les coups, l'humiliation, son esprit de résistant est toujours bien vif lorsqu'il sabote volontairement les pièces militaires fabriquées dans l'usine ou une partie des prisonniers travaillent plus de 18h00 par jour.

Le 11 avril 1945, devant l'avancée des alliés, les SS se décident de faire évacuer le camp. Après avoir parcouru plus de 1500 kilomètre à pied à travers l'allemagne et survécu à ce que les historiens appelleront les " marche de la Mort " Jean Nallit et ses compagnons d'infortune sont libérés par l'armée américaine le 8 mai 1945. Il ne pèse plus que 34 kilos.

Souhaitant transmettre son vécu, il témoignera auprès des jeunes générations. Ainsi, en 2014, plus de 100 000 jeunes de France et d'Europe au plus entendre sa petite voix en pointe d'humilité.

 

D'après son livre mémoire : Résistance et faux papiers - mon parcours de Lyon au camp de Buchenwald, aux Éditions les Passionnés des bouquins en 2013.
Extrait de l'article de Guillaume DE UFFREDI

 


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