La rafle de la rue Ste Catherine à Lyon

 

le siège de l'union générale des israélites de France rue Ste Catherine(UGIF)

(organisme créé par le gouvernement de Vichy dans le but de contrôler la communauté juive de France)  dispose durant la Seconde Guerre mondiale d'un bureau d'œuvres sociales au numéro 12 de la rue.

L'association, bien qu'étroitement contrôlée par les autorités est parvenue à développer un réseau d'entraide précieux pour la communauté a fait l'objet d'une descente de la Gestapo de Klaus Barbie

.l'UGIF regroupait les activités de plusieurs associations d'aide aux réfugiés:

-  l'oeuvre de secours aux enfants,

- le comité d'assistance aux réfugiés

- la fédération des sociétés juives de France.

ces associations indépendantes quant à leur fonctionnement se consacraient à la distribution de subsides à de nombreux juifs étrangers nécessiteux ainsi qu'à une mission clandestine de sauvetage : fausses identités, filière d'évasion vers la Suisse ou de placements de Juifs en danger vers des non Juifs sympathisants.

 

Leurs  missions n'échappèrent pas à la Gestapo de Lyon. Le 9 février 1943, sous la direction de Klaus Barbie, elle organisa une descente sur le local de la rue Sainte-Catherine suivie d'une souricière pendant quelques heures pour ramasser le maximum d'employés ou de cadres de ce bureau d'assistance, ainsi que les personnes qui s'y présentaient.
86 personnesfurent raflées, 2 d'entre elles s'échappèrent.. 84 furent transférées à Drancy et 80 furent déportées. Il n'y eut que 3 survivants.

Cela après que Barbie ait envoyé son rapport à Paris : « notre service a appris qu'il existe à Lyon, 12 rue Sainte-Catherine, un service d'assistance aux émigrés qui aident  les juifs désireux de passer de France en Suisse à préparer le franchissement illégal de la frontière Le 9 février.Une action de capture de ce comité fut entreprise. Lors du coup de filet, 30 Juifs étaient déjà dans le bureau...."

Cette rafle a également eu pour conséquence immédiate l'arrêt total de toutes les opérations de la direction lyonnaise et le ralentissement de celle des autres services sociaux. Pour les faire fonctionner normalement et répondre aux besoins de la population juive en détresse. L'UGIF créa une autre délégation régionale à Lyon qui s'installa 9 rue de l'hôtel de ville.

parmi les victimes  figure Simon Badinter, père du futur ministre de la Justice française Robert Badinter.

 




Les réactions

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deborah halimi Le 04/05/2016 à 22:19:26

j y ai habite en 1961 et seulement bien plus tard j ai appris sa triste histoire ou nos fres juifs se sont fait pieges .
 

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