Héroïnes de la Résistance

Depuis la Libération des timbres ont été consacrés aux héros et héroïnes de la Résistance 

23 hommes, 8 femmes. 

en plus 2 timbres sont consacrés à la libération du territoire et à son 40e anniversaire, 2 aux Hauts lieux de Résistance et   3 à des grtoupes de Résistants sans les nommer.

 

Timbres consacrés aux femmes Résistantes

Simone Michel-Lévy
1906-1945

 

Contrôleur-technique en commutation (centraux téléphoniques) aux PTT, Des juin 1940 elle participe à l’édition et à la diffusion de tracts et brochures anti- allemands et fabrique de faux ordres de mission des PTT destinés aux réseaux de Résistance. Dans le réseau action PTT elle assure la charge du secteur radio. Parmi ces actions figurent le transport et la mise en place d’une cinquantaine de postes émetteurs radios à Paris en province, le repérage de zones de parachutage, la réparer Cuper ration des livraisons, l’organisation de transport d’armes et de courrier clandestin, le recrutement et la formation d’opérateur radio. Les contacts qu’elle avait avec les ingénieurs et les vérificateurs des ptt lui ont permis de transmettre aux alliés des renseignements sur les réseaux de télécommunications allemande la plus haute importance pour la préparation du département en 1943 en remplacement du réseau action PTT elle fonde le réseau état-major PTT qui deviendra en 1944 résistance PTT. Trahit est vendu à la gestapo arrêtée, interrogé et torturé elle subit le supplice de la baignoire ou 101 de l’avenue Henri Martin à Paris roué de coups brûlés au sa avec à cigares elle subissait sévissait sans le moindre aveu. Partie de Compiègne elle arrive à Ravensbrück le 3 février 1944, (elle fait partie du célèbre convoi des 27 000). Transféré au commando d’ Holleischen et est soupçonnée de plusieurs sabotages de la ligne de fabrication de munitions antiaériennes à laquelle elle est astreinte de travailler elle est condamnée à mort par Himmler   l’exécution a lieu dans le bunker du camp de Flossenbürg où elle sera pendu le 13 avril 1945.

 

Yvonne LE ROUX

 1882- 1945.

En 1949, Yvonne LE ROUX réside à Philadelphie. A 58 ans, elle n'hésite pas à venir à Londres se mettre à la disposition de «L'Intelligence Service».
Parvenue en France, elle établit un réseau le long de la côte bretonne où tous les pêcheurs la connaissent. Le réseau de «Tante Yvonne» (c'est ainsi qu'Yvonne LE ROUX est connue dans la résistance) fonctionne également dans le port de Brest; l'un des indicateurs est le Directeur même de l'Arsenal.
Une extraordinaire besogne est accomplie par le réseau qui fournit des informations si précises qu'elles étonnent l'Amirauté anglaise. Winston CHURCHILL déclarera aux Communes pour expliquer le passage des navires allemands dans le Pas-de-Calais : «ce n'est pas notre service français de renseignements qui est en défaut», ce service français était celui de «Tante Yvonne». Mais l'audace et le courage ne surmontent pas tout ! Yvonne LE ROUX est arrêtée le 8 avril 1942 et fait le même chemin que celui parcouru par tant d'héroïques françaises... Compiègne... Ravensbruck.
A la Libération «Tante Yvonne» n'eut pas la force de rejoindre sa Bretagne; atteinte d'une grave maladie contractée au camp elle mourra à l'hôpital Pasteur mettant son nom au bas d'une des plus belles pages de la Résistance.

Mère Elisabeth
1890-1945

Elise Rivet, religieuse catholique sous le nom de Mère Elisabeth, née le 19 janvier 1890 à Draria en Algérie, résistante déportée et morte gazée le le 30 mars 1945 au camp de Ravensbrück (Allemagne) après avoir pris la place d'une mère de famille.

Vincentella Perini, dite Danielle,

épouse Casanova

 1909-1943
 

 

Née à Ajaccio, de parents instituteurs, elle vient à Paris achever ses études de ,chirurgie dentaire. Elle adhère à l'Union fédérale des Etudiants dont elle devient une des dirigeantes. Elue dans le Mouvement de la Jeunesse communiste, elle dirige l'Union des Jeunes Filles de France. 
Après la défaite de 1940, elle contribue à la reconstruction du Parti communiste clandestin, s'occupant à la fois des organisations clandestines des jeunes, des femmes et des intellectuels,  et participe à leur implication dans la lutte armée à partir de juillet 1941
Arrêtée en 1942 par la police française, elle est livrée à la Gestapo. Internée à Fresnes, puis à Romainville, elle est déportée à Auschwitz le 24 janvier 1943. Affectée à l'infirmerie du camp, elle tente, malgré les conditions déplorables, d'aider ses compagnes malades. Elle y meurt du typhus le 10 mai 1943.

Renée Lévy.

1906 – 1943

e décret du 3 juin 1955, portant nomination à titre posthume de Renée Lévy au grade de Chevalier dans l’ordre national de la Légion D’Honneur était accompagné de la citation suivante : « dans la clandestinité en territoire occupé, dès décembre 1940. A toujours manifesté la plus grande foi et la plus profonde avait négation dans la lutte contre l’ennemi. Le arrêté le 25 novembre 1941 et déporté en Allemagne, n’a cessé de faire l’admiration de ses camarades par son camp et son courage on a fait le sacrifice de sa vie pour la libération du territoire. Restera à bel exemple de la Résistance de la Femme Française à l’envahisseur. Elle est morte glorieusement pour la France le 31 août 1943. »

Renée Lévy est née à Auxerre le 25 septembre 1906. L’armistice de 1940 la surprend alors que, professeur agrégée des Lettres, elle enseigne au lycée Victor Hugo de Paris. Blessée dans son patriotisme et sans se soucier du danger permanent que fait peser sur elle son ascendance israélite, elle décide sans hésiter d’entrer immédiatement dans la lutte. Elle réussit à se faire admettre dans le réseau clandestin du Musée De L’Homme. victime de dénonciateurs, le groupement est désorganisé par de nombreuses arrestations. Renée Lévy échappe aux policiers.

En février 1941, le réseau Hector l’accueille. A l’aide d’un poste émetteur de radio qu’elle dissimule dans son appartement, elle transmet à Londres de nombreux renseignements concernant les voies ferrées, les aérodromes, la construction de vedettes rapides à Argenteuil, les fabrications en cours aux usines Renault de Billancourt et même des indications sur la base sous-marine et la fabrication de l’essence synthétique à Stettin ( Allemagne).

Malheureusement, dénoncée aux autorités allemandes. Elle est arrêtée en décembre 1941. Son calvaire commence. Emprisonnée à La Santé, elle est transférée en Allemagne le 11 février 1942 : Aix la Chapelle, Essen, Prüm. En 1943, elle comparaît devant le tribunal militaire de Coblentz. Elle tient tête à ses juges et montre, à ceux qui l’accusent, une force de caractère et une dignité impressionnante. Avant de mourir elle déclara : « je suis françaises, et j’ai bien fait de servir mon pays. Je regrette seulement de n’avoir pu en faire davantage ».

Ses bourreaux lui réservait le plus barbare des supplices : le 31 août 1943 à 19h30 elle était décapitée à la hache.

Depuis le 11 novembre 1945, son corps mutilé repose au Mont Valérien

Bertie Albrecht

1893 -1943

Bertie Albrecht nait à Marseille en 1893, au sein d’une famille protestante de  mgrande bourgeoisie. elle manifeste très vite un sens aigu de justice et de dévouement. Mariée à un banquier elle a deux enfants et vit en Hollande puis en Angleterre où elle mène une existence comblée.

Dès 1930, elle milite à Londres en faveur de la libération de la femme. revenue à Paris pour que ses enfants reçoivent une éducation française, elle continue la lutte pour l’évolution féminine, organise l’hébergement de juifs expulsés d’Allemagne et part en URSS pour étudier les problèmes concernant la femme et l’enfant. A son retour elle décide de se consacrer à la défense du monde ouvrier et, à 40 ans, suit les cours de l’école de surintendantes d’usines.

L’armistice de 1940 l’amène à se replier en zone sud. Dès le début de l’occupation elle organise un réseau d’évasion des prisonniers de guerre à travers la ligne de démarcation. Elle rédige date et dactylographie des tracts anti allemand, participe à des collectes de fonds et prend avec Henri Frenay, une part active à la rédaction et à la diffusion de « Petites Ailes », puis, «  Vérité » et enfin « Combats ».

En mai 1942 elle est arrêtée par la police de Vichy. Soumise au régime de « l’internement administratif », elle réclame avec véhémence le statut de « prisonnières politique ». Nul ne l’écoute, pour se faire entendre elle entame une grève de la faim. Les autorités cèdent. Au mois d’octobre un tribunal la condamne à six mois de prison. Le soir de noël 1942, un commando de camarades de « Combat » organise son évasion. Elle reprend la lutte.

Trahie pour la seconde fois la gestapo l’arrête à Mâcon et l’incarcère  à Fresnes. Ce sera le silence. Comment est-elle morte ? A-t-elle été décapitée ? S’est-elle pendue dans sa cellule ? On l’ignore. On sait seulement qu’elles supporte avec un admirable courage les sévices ce qui lui furent infligés. Après la libération, son corps mutilé fut retrouvé dans le jardin potager de Fresnes.

Bertie Albrecht, compagnon de la libération à titre posthume repose dans la crypte du Mont Valérien. Trois semaines avant sa mort, dans sa dernière lettre adressée à son mari, elle tire elle-même la leçon de sa vie, : « mourir n’est pas grave, le tout s’est de vivre conformément à l’honneur et à l’idéal qu’on se fait ». 

Geneviève de Gaulle Anthonioz

1920-2002

Résistante des juin 1940, elle multiplie les actions de renseignements et informations notamment au sein du réseau : «  Défense de la France ». Arrêtée par Pierre Bonny de la bande du 93  de la rue Lauriston, le 20 juillet 1943, emprisonnée à Fresnes, elle est déportée au camp de Ravensbrück le 2 février 1944. En octobre de la même année elle est placée en isolement au bunker du camp. Cette décision est prise par e-mail R afin de la garder en vie et de l’utiliser comme monnaie d’échange. Elle est libérée en avril 1945 membres active puis présidente de l’ADIR (Association Des Déportés Internés De La Résistance) elle suit les procès des criminels nazis en Allemagne.

Elle est titulaire de la Médaille De La Résistance, de la Croix De Guerre 1939-1945 et, Grand-croix De La Légion D’Honneur (elle fut la première femme à la recevoir)

     

ref.:Les femmes des PTT et la seconde guerre mondiale de Charles Sancet - éditions Tiresias

http://www.resistance-corse.asso.fr/fr/mediatheque/biographies/casanova-perini-danielle/

http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-genevieve_de_gaulle_anthonioz-13317.php




Les réactions

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Guy Chapuis Le 06/06/2014 à 14:30:05

Notre ami Charles Sancet de Libération PTT/ANACR a ecrit recemment un trés beau livre sur les Résistantes des PTT. Le titre est "Les femmes des PTT et la seconde guerre mondiale".

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alfredo Pardo Le 27/11/2016 à 00:14:28

Pour quoi on oblie  a Suzanne Arcelin (1917- 2008), heroine de la ressistence

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