Notre Association se veut pluraliste pour combattre  les idéologies fascistes, xénophobes, racistes et le négationnisme



Communiqué de l'ANACR Nationale Posté le 16/07/2016 - Par ANACR Paris

CONTRE LA BARBARIE

 

De nouveau, le terrorisme contre des femmes, des hommes, des enfants,  français et étrangers, a tragiquement frappé notre pays, faisant à Nice ce 14 juillet au soir 84 morts et de nombreux blessés, dont plusieurs très gravement atteints, parmi la foule venant assister au feu d’artifice clôturant la Fête Nationale.

Nous pensons en premier avec la plus grande émotion à ces victimes d’un acte ignoble, à leurs familles, à tous leurs proches auxquels nous tenons à dire notre solidarité en ces moments douloureux.

Notre indignation et notre condamnation sont totales, sans la moindre réserve : le terrorisme contre des populations civiles ne peut avoir la moindre justification, quelles que soient les idéologies politiques ou religieuses dont il se réclame et les motivations qu’il affiche.

Face à cette barbarie, la seule réponse possible est l’affirmation d’une volonté de combattre et vaincre ses auteurs et commanditaires, de les mettre totalement hors d’état de nuire.

Héritiers de la lutte des Résistants, français et étrangers, croyants et incroyants, contre la barbarie, qui fut celle du fascisme hitlérien dont notre pays et notre peuple furent avec beaucoup d’autres victimes, nous nous inscrivons dans le nécessaire combat qui doit être mené contre ses formes nouvelles contemporaines ; combat qui ne doit jamais oublier le scrupuleux et vigilant respect de nos valeurs démocratiques et humanistes, lesquelles doivent en être, tant sur le plan national qu’international, une motivation et une dimension premières et essentielles.

 

Paris, le 15 juillet 2016

 

L’ANACR


Communique de l'ANACR Nationale Posté le 24/03/2016 - Par ANACR Paris Communiqué

Suite aux attentats de Bruxelles

 

Pas moins qu’hier, la barbarie n’a de frontières, s’attaquant délibérément aux populations civiles, quelles que soient leurs opinions philosophiques ou politiques, leur nationalité, la couleur de leur peau, leur religion : les victimes des attentats de Paris en 2015, celles de Bruxelles ce 22 mars 2016 étaient blanches, noires, jaunes, brunes…, elles étaient chrétiennes, musulmanes, juives, bouddhistes ou autres, agnostiques ou athées. Elles ne menaçaient personne.

Comme lors de l’annonce des attentats de Charlie-Hebdo en janvier 2015, de Paris le 13 novembre suivant, nous sommes pleins de compassion à l’égard des victimes de ceux de Bruxelles et envers leurs familles et proches ; mais nous sommes aussi révoltés à l’encontre de leurs assassins, qui n’ont strictement aucune excuse, de quelque nature qu’elle soit, à leurs gestes meurtriers. L’on doit les combattre sans faiblesse, jusqu’à les mettre totalement hors d’état de nuire ; que ce soit dans nos pays ou dans d’autres régions du monde. En employant tous les moyens de droit nationaux et internationaux qui en délimitent le cadre.

Et en ayant présent à l’esprit que l’un des objectifs que poursuivent les auteurs de ces crimes et leurs commanditaires est, au-delà de leurs discours à habillage religieux, de séparer et d’opposer, sur des bases pseudo-ethniques ou religieuses, les immigrés à la majorité des peuples dont ils deviennent, génération après génération, chaque jour plus une partie constitutive. Une démarche qui trouve objectivement des alliés parmi ceux qui, s’appuyant sur la légitime émotion soulevée par des crimes tels ceux de Paris ou de Bruxelles, ont, dans nos pays, dans notre pays, un discours xénophobe, anti-immigrés.

L’un des enseignements que nous ont légués les Résistants, c’est que leur combat n’a pas été celui d’un peuple contre un autre peuple, mais celui, fraternellement unis, des antifascistes de tous les peuples contre la Barbarie. Une fraternité de combat à laquelle nous devons être attachés par fidélité à nos valeurs ; elle est de plus un gage de victoire.

 

                                                                            Paris, le 23 mars 2016

                                                                            L’ANACR


Déclaration ANACR élections régionales Posté le 07/12/2015 - Par ANACR

UN AFFRONT NATIONAL L’image de la France, c’est d’être la patrie des droits de l’homme, le pays qui s’est donné et a donné au monde la devise républicaine «Liberté, égalité, fraternité». Depuis dimanche soir, cette image est altérée par les résultats du 1er tour des...

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COMMUNIQUÉ

 

L’ANACR, bouleversée, tient en ces heures tragiques à exprimer avec la plus grande émotion en premier lieu ses sentiments de profonde solidarité aux familles des victimes disparues, aux blessés auxquels nous souhaitons le meilleur et le plus rapide rétablissement.

 

Les dramatiques événements ayant ensanglanté ce 13 novembre notre pays, à Paris et à Saint-Denis, ne peuvent, par l’ampleur du nombre des victimes, 130 morts et plus de 300 blessés dont très près d’une centaine très graves, par le mode opératoire, le mitraillage aveugle et en masse de civils, ainsi que par les motivations des auteurs de ce crime, terroriser les populations pour les amener à faire pression sur leurs dirigeants et responsables militaires, ne peuvent que rappeler les heures les plus sombres de notre histoire qu’illustrent douloureusement les noms de Tulle, Oradour, Maillé, Ascq…

 

Aujourd’hui comme hier, il faut faire face, faire front, et vaincre les assassins. Mais il faut mener cette lutte dans le respect de nos valeurs, démocratiques, humanistes, antiracistes, alors même que dans ce contexte tragique que nous vivons, des voix s’élèvent pour stigmatiser une population immigrée ou d’origine immigrée, toute une communauté religieuse, appeler à des mesures d’exception potentiellement attentatoires aux libertés ; ce qui serait de fait s’inscrire dans la logique de ceux que nous voulons combattre, ce qui serait inacceptable.

 

Il nous faut, dans la lutte contre le terrorisme international dont la France - avec d’autres nations - a été victime, réaffirmer ces valeurs démocratiques, humanistes, antiracistes pour lesquelles les Résistant(e)s se sont levé(e)s, réaffirmer le rôle que doivent jouer les instances de concertation internationale sur les plans diplomatique et militaire, en premier lieu l’Organisation des Nations-Unies qu’ont mis en place il y a 70 ans les vainqueurs du fascisme et du nazisme, et demander aux dirigeants de notre pays de s’inscrire dans cette démarche ; car elle est, par la fidélité à ce que nous sommes et nous différencie des barbares, la meilleure réponse aux criminels qui ont frappé notre pays et à ceux qui les ont commandités.

                                                                                

Paris, le 15 novembre 2015

                   L’ANACR


DECLARATION DE LOUIS CORTOT

 

 

Depuis maintenant plusieurs années, le Proche-Orient et notre continent européen connaissent un drame humain d’une ampleur croissante, celui des réfugiés fuyant les persécutions religieuses, ethniques, politiques qui assassinent parfois de la manière la plus barbare, fuyant la guerre qui a tué et tue des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, fuyant la misère qui elle aussi tue parfois les plus faibles.

 

L’Allemagne contemporaine a fait le choix d’en accueillir un grand nombre, un choix qui l’honore mais que vient ternir celui de la municipalité de Dachau d’en héberger avec des sans-abris dans un bâtiment annexe du Camp de concentration de Dachau, l’un des plus meurtriers du système concentrationnaire nazi.

 

Ce choix de la municipalité de Dachau, quelle que soit son intention, ne peut que contribuer à obscurcir la mémoire de ce que fut le camp nazi et que choquer profondément les survivants de cet enfer, les familles de ceux qui y furent assassinés, et au-delà tous ceux qui entendent garder vivante leur mémoire, la mémoire de leur combat et aussi la mémoire de ce à quoi peut conduire le fascisme : le crime de masse.

Il faut demander à la municipalité de Dachau de revenir sur son choix condamnable.

Il faut l’exiger !

                                                                                         Le 1er octobre 2015

 

Louis CORTOT

 

Compagnon de la Libération

Président de l’Association Nationale des

Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR)